Δευτέρα, 31 Ιανουαρίου 2011

Le Louvre dépoussière l’art grec


Depuis mercredi, le Louvre a rouvert ses salles d’art grec ancien. Une présentation modifiée par rapport à celle adoptée depuis 1982, plus adaptée au musée et à notre temps:on pose désormais un regard plus ethnologique et moins esthétisant sur le berceau méditerranéen. Notons d’abord que depuis la pyramide de Peï, le circuit général épouse la chronologie. Il sera complet lorsqu’en 2012 rouvriront les salles de la Grèce préclassique, aujourd’hui fermées le temps des travaux du chantier des «Arts de l’islam».
 L’arrivée dans la période grecque et hellénistique (de la construction du Parthénon au IVe siècle av. J-C à la conquête romaine au Ier siècle av. J-C) est ponctuée par son point d’orgue, l’incontournable Vénus de Milo. Sur les 8 millions de visiteurs annuels du Louvre, entre 60 % et 80 % viennent la voir. Restaurée, accompagnée de quelques-uns de ses fragments et du récit de sa découverte, elle a été installée dans une salle plus confortable puisqu’on passe de 71 à 214 m2. Le public peut donc tourner plus facilement autour. Clin d’œil de l’histoire, la sculpture retrouve l’espace où elle était exposée de 1824 à 1848.
Deux options
Ensuite, il est possible de choisir sa boucle. Soit commencer par la gauche. Par un voyage géographique dans l’art grec antique, avec cartes et affichettes trilingues:non seulement celui d’Athènes et du Péloponnèse, mais aussi celui de la Grèce du Nord, Épire, Thrace, Macédoine, Italie du Sud, Asie Mineure, Égypte et Cyrénaïque (Libye).
Soit commencer par la droite et découvrir les dieux et héros de la Mythologie. On conseillera la première option car elle offre un splendide coup d’œil en profondeur des répliques romaines de la statuaire grecque classique aboutissant à la Vénus. Dans cette galerie, la plupart des pièces ont été posées au centre et non plus le long des parois. Ces dernières ont retrouvé le marbre rouge royal de Belgique qui avait çà et là été occulté par des repeints dans les années 1930.
L’éclairage est partout assuré par de hautes rampes dont les spots envoient la lumière soit directement, soit indirectement, par le plafond voûté pour une diffusion adoucie. Il change d’une galerie l’autre. La seconde, percée de grandes fenêtres, est plus vive tandis que la première, dont les vitrines refaites renferment parfois de fragiles traces de polychromie, baigne dans une ambiance atténuée.
«Nous avons pu légèrement augmenter le nombre d’objets, passant à 220, et ils ont tous été restaurés», se félicite Ludovic Laugier, chargé d’études documentaires au sein du département dirigé par Jean-Luc Martinez. Et de désigner quelques trésors comme ce diadème d’or et d’émail, ce vase en terre cuite à tête de méduse, ces portraits d’Alexandre le Grand et de Cléopâtre, ce colossal vase de Pergame jadis peu visible dans la cour du Sphinx ou ces drapés mouillés miraculeusement immortalisés dans le marbre du mont Pentélique ou du mont Paros. Au total, près de deux millions d’euros ont été consacrés à ce nouveau parcours qui se prolonge par la célèbre salle des caryatides où le souvenir des maîtres Praxitèle et Lysippe est honoré dans la pierre par une suite de nus gracieux et de variations d’expression de la douleur.
Musée du Louvre, aile Sully, rez-de-chaussée, salles 7 à 17.
www.lefigaro.fr

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