Δευτέρα, 26 Σεπτεμβρίου 2011

La zone euro veut renforcer son fonds de soutien à la Grèce


Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn.
Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn.VIRGINIA MAYO

Au début d'une semaine cruciale pour la Grèce, la zone euro tentent d'écarter le spectre de la contagion de la dette et d'un défaut de paiement : les Européens réfléchissent à renforcer le fonds de soutien européen, tandis qu'Athènes promet toujours plus de rigueur, quel qu'en soit le prix.

La Commission européenne a milité, lundi, en faveur d'un renforcement des outils et moyens du Fonds européen de stabilité financière (FESF) au-delà de ceux décidés en juillet. "Nous réfléchissons à la possibilité de doter le FESF d'un effet de levier plus important pour lui conférer plus de force", a dit le commissaire aux affaires économiques Olli Rehn dans un entretien au quotidien allemand Die Welt, paru lundi.
Le sujet ne fait pas l'unanimité au sein des gouvernements, qui auront le dernier mot. Ainsi, la réaction des Pays-Bas ne s'est pas faite attendre. Prenant le contre-pied de cette réflexion européenne, le premier ministre Mark Rutte a affirmé qu'il n'y avait pas de "plans" aux Pays-Bas prévoyant de demander une augmentation de la dotation du FESF. Ni non plus en Finlande, d'après lui.
De son côté, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a déclaré que les Européens n'avaient "pas l'intention de renflouer" le fonds de secours de la zone euro. "Nous lui donnons les instruments pour qu'il puisse agir en cas de besoin. Après, nous allons l'utiliser efficacement, mais nous n'avons pas l'intention de le renflouer", a-t-il indiqué lors d'une interview télévisée à propos de ce fonds mis en place l'an dernier.
Plus tôt dans la journée, la Russie s'est dite prête à acheter des obligations du FESF et à allouer au FMI (Fonds monétaire international) des moyens supplémentaires pour soutenir les pays de la zone euro. Le ministre des finances russe, Alexeï Koudrine, a indiqué que ce "placement" de l'argent russe était "très avantageux pour [eux]".
UN FOND DÉJÀ RENFORCÉ EN JUILLET
Créé au printemps 2010 pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté, le FESF a déjà vu son enveloppe gonflée et ses attributions élargies en juillet. Depuis, il a notamment la possibilité de racheter de la dette publique d'Etats en difficulté sur le marché secondaire, ou d'aider les banques. Ces dernières mesures, prises par les dirigeants européens, sont en train d'être approuvées par les pays de la zone euro.
Mais la crise de la dette qui secoue la région s'est encore aggravée depuis l'été, rendant nécessaire un FESF aux reins encore plus solides. Parmi les idées évoquées, par exemple, des prêts garantis par le FESF aux investisseurs qui achèteraient de la dette des pays en difficulté. Dans son interview à Die Welt, M. Rehn n'est pas entré dans les détails, à quelques jours du vote sur cet accord de juillet par les députés allemands, dont le pays est le plus gros contributeur aux plans d'aide européenne.
UNE COOPÉRATION INTERNATIONALE CONTRE LA CRISE
L'excès de dette, tant au niveau des ménages que des banques et des Etats, reste le problème central du système financier actuel, rappelle la directrice du FMI, Christine Lagarde, dans une tribune publiée dimanche sur le portail Project Syndicate. Problème central qui touche particulièrement les pays avancés et mène l'économie mondiale "dans une nouvelle phase, des plus dangereuses", n'hésite-t-elle pas à ajouter.
Pour y parer, l'ancienne ministre de l'économie française préconise une action collective, se fondant entre autres sur des "plans crédibles de stabilisation et de réduction de la dette publique à moyen terme". Sans oublier, pour ne pas freiner la reprise, des mesures telles qu'un encouragement de l'épargne ou une aide aux propriétaires.
"CASSER LE CERCLE VICIEUX"
La Grèce, elle, ferait sans doute plus partie des pays "sous la pression des marchés et qui n'ont pas d'alternative", plutôt que de ceux qui "disposent de davantage de liberté" pour envisager ce genre de mesures, selon les termes de Christine Lagarde.
Le pays, qui attend cette semaine ses bailleurs de fonds, a promis de réduire son déficit budgétaire "quel que soit le coût". "Ce qui est important pour nous est de casser le cercle vicieux. Je parle maintenant en ma capacité d'ancien ministre de la défense : il est absolument nécessaire de remporter cette guerre", a martelé dimanche le ministre des finances, Evangelos Venizélos, devant l'assemblée annuelle de l'Institut international de la finance, une association de quatre cent cinquante banques à travers le monde.
Après un séjour avorté, début septembre, face aux atermoiements grecs, la Commission, la Banque centrale européennes et le Fonds monétaire international reviennent cette semaine à Athènes pour réaliser un audit fiscal afin de déterminer si le pays peut échapper au défaut de paiement.
L'enjeu en est le déblocage en octobre – vital pour la Grèce – de la sixième tranche de huit milliards d'euros du prêt consenti en mai 2010 par la zone euro et le FMI.
Cependant, la Grèce devra sans doute attendre au-delà de la tenue d'une réunion de l'eurogroupe le 3 octobre avant qu'une décision soit prise sur le déblocage de la prochaine tranche du plan d'aide.

Resource: lemonde.fr

Δεν υπάρχουν σχόλια:

Δημοσίευση σχολίου